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Maisons-Alfort dans le dictionnaire historique, topographique et militaire de tous les environs

MAISONS-ALFORT. Village dont la paroisse était, avant la révolution, de la ci-devant province de l’Île-de-France et du diocèse de Paris. Il est maintenant une commune du départe ment de la Seine, arrondissement de Sceaux, canton de Charenton, Il est appelé en latin Mansiones, et son surnom lui vient de ce qu’Alfort est sur son territoire.

L’église paroissiale de Maisons, qui est fort laide, est cependant remarquable par l’un de ces clochers en pierre, dont les Anglais avaient eu la manie de surcharger la France,  pendant le cours de leurs excursions dans ce pays. On y conserve deux châsses de reliques, dont on ne sait point les noms.

Diane de Poitiers, successivement maîtresse de Francois I. et de Henri II, avait une maison de campagne dans ce village. Cette maison avait été sûrement bâtie par l’un des deux augustes amans; car, en 1720, on voyait encore des fleurs de lis sur une porte condamnée, qui paraissait lui avoir appartenu.

Maisons est situé sur la rive gauche de la Marne, dans la position la plus riante et la plus avantageuse. On y voit un
port où se déchargent des vins, grains, fers et bois pour de Paris. La route de Paris à Lyon le traverse.

Cette commune n’a pas d’autres productions que des grains et des pâturages. Sa situation dans une plaine s’oppose en effet à ce qu’il en ait d’autres. On y trouve aussi des carrières de pierres de liais très-belles, dont les habitans tirent un grand profit. Sa distance de Paris est de 2 lieues au sud-ouest.

M. Yvart, l’un de nos plus célèbres agriculteurs, chez le quel une théorie savante a éclairé une pratique consommée, a sa grande exploitation agricole à Maisons. Il y cultive en grand le topinambour, qui fournit à ses bestiaux une nourriture tout à la fois saine et abondante. M. Yvart, par une sage application des principes de l’agriculture, a rendu fertile un terrain sableux que la nature semblait avoir voué à une éternelle stérilité. Les grands travaux qu’il fait faire chaque année dans sa propriété, rendent M. le bienfaiteur de toute la commune qu’il habite. (8. 5.)


Orthographe du texte original et sa source :
Dictionnaire historique, topographique et militaire de tous les environs de Paris.
PARIS, SON HISTOIRE, SES MONUMENS, SES HABITANS,
SES RUES, SES ENVIRONS, SES CIMETIÈRES

 (1811 – page 401)